En vous aventurant parmi les dunes de sables de la région du Namaqualand, sur la côte atlantique de l'Afrique du Sud, vous aurez peut-être la chance de rencontrer un petit animal au cri de guerre absolument féroce : Breviceps Macrops, ou grenouille de pluie du désert, est non seulement minuscule, mesurant entre 4 et 6 millimètres de longueur selon AmphibiaWeb, mais son cri de guerre strident est capable de faire fondre même les cœurs les plus froids.

Publicité
Dans cette vidéo mise en ligne en février 2013, Dean Boshoff, aventurier et photographe animalier selon son propre site web, a réussi à filmer des images très rapprochées de cette créature difficile à trouver, en raison de sa taille et de sa rareté relative. Dans la description de la vidéo, Boshoff raconte qu'il n'a remarqué la bête que grâce à son cri. Il se trouve que le petit hurlement en question, qui est en réalité plus semblable à un couinement, est un cri de détresse qu'émet l'animal quand il se sent en danger. 

La grenouille de pluie du désert est un animal fouisseur, selon un blog écologiste : elle passe la plupart du temps cachée sous terre et ne sort que la nuit pour trouver à manger. Le Professeur Alan Channing explique à News24 que les pattes arrière de la grenouille sont dotées de phalanges qui lui permettent de creuser à reculons en cas de danger. Autre atout impressionnant, la chair autour de son estomac est capable d'absorber l'eau présente dans le sol humide de la côte.

Le Breviceps Macrops est souvent confondu avec le Breviceps Namaquensis, ou grenouille de Namaqua, selon AmphibiaWeb. En effet, les deux créatures vivent dans le même environnement et se ressemblent de nombreuses manières. Une différence importante, néanmoins, a moins à voir avec leur apparence physique et plus avec leur statut de conservation : tandis que la grenouille de Namaqua n'est pas a priori en danger d'extinction, la grenouille de pluie du désert voit son habitat diminuer en taille et en sécurité en raison d'exploitations minières de la région riche en diamants, selon IUCN. Elle a bien raison de hurler.